11.10.2011

TIBET - LES RUES DE LHASSA

Lhassa est la plus grande ville du Tibet.  Elle se situe à 3700m d'altitude. 


D'après ce qu'on a pu constater, il n'y pas de grands magasins ou de grandes enseignes sur Lhassa.
Les rues de la ville sont bordées de petites échoppes en tout genre :
Epicerie de quartier avec le beurre de yak exposé au milieu du reste!


Boutique qui vend de tout :


plus ou moins spécialisées (comme dans le plastique pour cette boutique)


Le coiffeur et son salon aseptisé!


le vendeur de poteries


le réparateur de vélos dans la rue


la poissonnerie


le marché


les stands de souvenirs


les dentistes qui ont leurs clients entrain de se faire soigner sur une chaise en bois
à l'entrée du cabinet, presque dans la rue


avec en présentation dans la rue les différents modèles de dents de remplacement!


Puis à côté, directement, un vendeur de beurre de yak (rance)


puis la boucherie qui expose sa viande de yak en pleine rue (bon, à cette altitude, il n'y a pas de mouches!!)





les épices et graines diverses


le couturier dans la rue



la restauration rapide de rue



la vendeuse de petites tennis



Ce qui nous a frappé également, c'est la quantité de gens en tenue traditionnelle comme ces dames qui s'échangeaient des ingrédients.

ou bien celle-ci, qui tenait un stand de bijoux tibétains





Enfin, rencontre et contact avec la population locale.  Nous avons dû partager un gâteau tibétain "tsamba" qui nous avait été proposé par ces dames qui discutaient dans un coin de rues.  Quel moment inoubliable, c'est tout un art de déguster un mets tout en ayant l'air de l'apprécier alors qu'on avait beaucoup de mal à déglutir ce gâteau fait à base de farine et graines d'orge , un peu de thé et roulé en boule à la main grâce au beurre de yak rance et très peu de sucre.  Bref, il nous a fallu une bonne goulée d'eau pour faire descendre tout ça!


Petit bâtiment en construction


Jolie jeune femme devant son étal de vêtement de moines tibétains

10.28.2011

TIBET - LE TEMPLE DE JOKHANG

Le temple de Jokhang fût le tout premier temple bouddhiste du Tibet.


Il fût édifié par le roi tibétain Songtsen Gampo au début de l'année 639 pour fêter son mariage avec la princesse chinoise Tang.


Depuis 2000, le temple Jokhang est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le temple de Jokhang est un vaste complexe de chapelles, de cours et de bâtiments d'habitations.




Il est l'un des plus vénérés de tout le Tibet car il abrite une statue représentant le jeune Bouddha ,qui aurait été sculptée de son vivant.

Le temple est un centre de pèlerinage bouddhiste depuis des siècles.  Les pélerins viennent parfois de très loin et ils accomplissent pour certains leur chemin de prière mètre par mètre autour du temple dans un rituel qui consistent à se jeter à plat ventre, à se relever et recommencer à l'endroit où les mains ou le front ont touché le sol.

Sur le toit, deux daims encadrent une roue du dharma, un symbole bouddhique.

La cour extérieure et le porche d'entrée du temple sont habituellement emplis de pèlerins se prosternant de tout leur long en direction du sanctuaire.

Le temple est très bien entretenu, on peut y observer outre de très belles statues, de magnifiques peintures murales.

SENTEUR NOSTALGIQUE!

Je me rends à mon cours de chinois comme tous les mercredis et vendredis matin.

Après avoir pris le métro et être descendu station "Yili Road", je traverse un parc qui me permet d'une part d'arriver plus rapidement sur le lieu de mes cours et d'autre part, de profiter de plus de tranquillité et d'espaces verts peu présents sur Shanghai.

Une fois de l'autre côté du parc, je débouche sur une grande artère qui est également surélevée d'une rocade à 2x4 voies, une véritable autoroute à quelques mètres au dessus de ma tête.  Là, j'avance dans cet univers bétonné, asphalte au sol, circulation dense, énormes piles de béton alignées et un immense tablier gris au dessus de tout ça sur lequel circulent des milliers de voitures.  C'est impressionnant.

J'avance sur le dégagement réservé aux piétons et là, sur une vingtaine de mètres de long et quatre de large, un petit espace engazonné bordé d'une toute petite haie basse.  On se demande vraiment pourquoi ce rectangle d'herbes existe là, à cet endroit.  Il n'a pas lieu d'être, il n'a pas d'allures mais pourtant, en une fraction de secondes, il a réveillé un de mes cinq sens.  L'herbe a été fraîchement coupée.  L'odeur qui s'en dégage entre dans mes narines et me transporte pendant quelques millisecondes dans des endroits qui me sont chers.
     En un clignement d'oeil, je me retrouve sur le bord de ma piscine à la maison.  Le jardin est en fleur, l'herbe vient d'être coupée et l'arôme est le même.  Cette odeur d'herbes coupées que l'on retrouve également en Lozère pendant la période des foins.  Ces endroits qui sont synonymes de bonheur, de joie d'être en famille.  Des tas de souvenirs qui dorment en nous, qui sont insignifiants mais qui ont besoin d'exister.  Ces petites choses que l'on gardent dans son jardin secret et qui se réveillent simplement par une senteur.  C'est formidable.  Ce moment a duré quelques instants mais il m'a permis de m'évader du lieu où j'étais sans m'en rendre compte.  Un instant magique!

10.24.2011

TIBET - LES EFFETS DE L'ALTITUDE EN VIDEO!

Voici en vidéo, les effets de l'altitude sur Thibaut.

En fait, les deux premiers jours, l'altitude a des effets très curieux.  On a l'impression d'avoir du champagne dans les veines.  Du coup, le corps pétille de l'intérieur et particulièrement les jambes, les bras, les lèvres, le menton et le ventre.  C'est très curieux, mais heureusement, j'ai immortalisé ce moment sur Thibaut. (Inclinaison de la tête à 90° sur la gauche pour mieux visionner la vidéo, désolée)


D'autres effets comme les maux de tête peuvent être ressentis.  Le manque d'oxygène limite également les mouvements.  Une phrase a été dite en arrivant au Tibet qui a particulièrement retenu l'attention de Thibaut :
"Au Tibet, tout effort est inutile!"
Je reconnais bien mon fiston, là.  Du coup, il ne voulait plus quitter le Tibet!!

TIBET - LE PALAIS DU POTALA (LHASSA - 3700m)

Construit par le 5ème Dalaï-Lama, le palais fut le lieu de résidence principal des dalaïs-lamas jusqu'au 14ème qui est en exil depuis 1959.
Cet édifice de treize étages compte parmi les plus hauts du monde.

Maintenant, c'est devenu un musée.







On y accède par les escaliers en palier sur la gauche du palais.  Près de 300 marches à gravir à 3700 m d'altitude.



L'ascension se fait donc tranquillement, à petits pas, pour éviter de perdre son souffle.





D'en haut, on surplombe la ville de Lhassa, avec en contrebas, une grande place,



tout autour les montagnes qui encadrent la vallée de Lhassa




et les différents quartiers de la ville qui comptent environ 500 000 habitants.




Le palais blanc est la partie du palais qui est affectée aux quartiers de résidence du dalaï-lama.
Il domine une cour intérieure centrale peinte en jaune, qui servait aux cérémonies et aux danses religieuses.







Le palais rouge est la partie entièrement vouée à l'étude religieuse et aux prières bouddhistes.  Il abrite de nombreuses entrées, chapelles, bibliothèques sur plusieurs niveaux, reliées par de petites galeries tortueuses.


Le palais rouge abrite également les stupas de huit Dalaï-Lamas. 
Le stupa contenant la dépouille embaumée du 5ème Dalaï-Lama est le plus grand et le plus magnifique de tous.  Il fait 14.85m de haut.  Sa structure est en bois de santal et plaquée de feuilles d'or (plus de 3 tonnes d'or en tous) et serti de milliers de diamants, perles, agates et autres pierres précieuses.  C'est un véritable trésor comme on peut l'imaginer dans les bandes dessinées ou dans Indiana Jones!


Le palais compte plus de 1000 salles mais nous ferons le tour d'à peine une trentaine.  Nous passerons à travers la chambre du Dalaï-Lama, ses salles d'études, les salles de méditation, les chapelles, les salles des tombeaux des différents Dalaï-lama.

Les photos étant interdites à l'intérieur, vous ne voyez dans cet article que les extérieurs et quelques peintures murales.
Les trésors du Potala sont immenses et inestimables : des centaines de statues de bois, d'or, d'argent, de cuivre ou d'argile, en provenance de Chine, des Indes, du Népal et du Tibet, des peintures murales minutieuses, décorant pratiquement toutes les pièces...